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Mis en ligne le 25 septembre 2006

Suite à l’audience du procès qui nous a opposé à France 2, nous avons eu la surprise de lire dans le Jerusalem Post du 17 septembre 2006 un article en anglais de Michel Zlotowski qui prétendait rendre compte de l’audience du 14 septembre.

Dans la lettre de Media-Ratings du 18 septembre, nous avions invité nos lecteurs à consulter cet article manifestement faux.

Voici quelques unes des informations inexactes que nous y avions repérées :

- le procureur était une femme mais M. Zlotowski ne s’en était pas aperçu ;

- l’audience avait eu lieu le jeudi 14, mais deux jours plus tard, M. Zlotowski croyait qu’elle avait eu lieu un vendredi ;

- M. Zlotowski avait écrit que France 2 avait engagé 5 autres procédures à l’encontre de Media-Ratings, ce qui s’est révélé, après vérification auprès de l’avocat de France 2, faux.

Par ailleurs, le « journaliste » du Jerusalem Post a affirmé, contre toute évidence, et surtout en opposition aux comptes-rendus de ce procès – notamment du Figaro ou de CNS News - que Media-Ratings avait échoué à démontrer que les images filmées par Talal Abu Rahma étaient des mises en scènes.

Précisons que l’article de M. Zlotowski comporte de nombreuses autres inexactitudes qui prouvent son absence au procès.

Face à cette répétition d’erreurs, le Jerusalem Post a très rapidement retiré cet article de son site Internet en le remplaçant par un message très explicite.

On ne pouvait rêver pareil désaveu pour M. Zlotowski, si ce n’est ce droit de réponse qui nous a été accordé, et qui a été publié le jeudi 22 septembre.

Le contenu de l’article de M. Zlotowski étant « étonnant », l’enquête le concernant a été poursuivie.

Lors d’un entretien téléphonique, il a affirmé, contre toute évidence, avoir été présent au procès et avoir lu une dépêche AFP à ce sujet alors que l’agence nous a confirmé ne rien avoir publié dessus.

Interrogé sur l’erreur du sexe du procureur, M. Zlotowski a plaidé une erreur de transcription : le Jerusalem Post aurait imprimé « he » alors que son correspondant à Paris aurait écrit « she ». « Il manque une lettre S » a affirmé M. Zlotowski. Pas de chance, cette « erreur de transcription » s’est retrouvée deux fois dans le même article !

Nous saluons la déontologie rigoureuse qui est appliquée au Jerusalem Post où un article faux est rapidement retiré et corrigé par un droit de réponse.

Reste à savoir ce que fera le quotidien israélien de son correspondant à Paris, Michel Zlotowski, après l’avoir si fortement désavoué ?

Le procureur de la République dans sa grande sagesse ne suit pas France 2 qui avait porté plainte en diffamation et requiert la relaxe de l’"accusé".

Le Tribunal de Grande Instance de Paris 17ème chambre correctionnelle, présidé par Joël Boyer, rendra le 19 octobre son jugement dans l’affaire France 2 - Enderlin (parties civiles) contre Karsenty – Media Ratings.

Mais déjà la prise de position de Madame Le procureur de la République Sandrine Alimi-Uzan, à l’audience, en dit long. En effet, elle a requis la relaxe de Monsieur Philippe Karsenty et de Media-Ratings "agence de notation de médias" qu’il dirige.

A l’origine, les images diffusées en 2000 par France 2 montrant la mort du jeune Mohammed al- Doura à Gaza et qui ont fait le tour du monde. Le reportage de France 2 qui a l'objet d'une intense polémique était donc au cœur des discussions au Tribunal.

Media-Ratings donc M. Karsenty ont estimé que les images étaient le fruit d'une mise en scène et que rien ne prouvait que l'enfant fût mort le 30 septembre 2000. Il était alors question dans un texte mis en ligne par l’agence de «supercherie» et de «mascarade». Les démissions immédiates d'Arlette Chabot (directrice de l'information) et de Charles Enderlin journaliste qui avait commenté le reportage ont été clairement réclamées. D'où le procès en diffamation à l’initiative de ces derniers.

M. Karsenty qui a offert au Tribunal de prouver ce qu’il analysait dans son propos, a notamment fait citer quatre témoins, dont Francis Balle, universitaire et ancien membre du C.S.A. Il a de plus fourni les images de l’époque qui ont fait que plusieurs journalistes de premier plan ayant été amenés à visionner 27 minutes de «rushes» au siège de France 2, ont estimé que les séquences inédites précédant celle qui fait débat, pouvaient vraisemblablement relever de la mise en scène. Charles Enderlin et France 2 ont indiqué qu'ils avaient choisi de ne pas inclure le passage de la mort de l’enfant au montage final.

En réalité, ce passage n'existe pas. Il est apparu qu’on ne voit «à aucun moment la mort de l'enfant». Me Dauzier le Conseil de M. Karsenty a donc logiquement demandé au Tribunal de ne pas condamner M. Karsenty mettant en avant sa bonne foi et le fait qu’il avait étayé ses dires par une enquête poussée, en particulier sur le fait que des spécialistes avaient estimés que les 4 positions prises par l’enfant qui aurait succombé à ses blessures dont un regard furtif à la caméra pour l’une d’entre elles, étaient le cas échéant incompatibles.

Le parquet a été sensible à la démarche du prévenu qui, selon ses propres termes, a présenté «des preuves relativement convaincantes» au terme d'une enquête «ni bâclée ni partiale» dans «le contexte autorise une certaine liberté de ton». Il a aussi clairement souligné que France 2 n’avait pas fourni «la production des rushes à l'audience qui aurait pourtant été une pièce maîtresse» en lui en faisant, du reste, expressément le reproche pour induire ensuite la demande de relaxe.

France 2 et Charles Enderlin pour ne réclamer que l'euro symbolique mais surtout la condamnation de M. Karsenty, n’ont fait citer aucun témoin mais surtout n’ont pas jugé utile de faire visionner les fameuses 27 minutes, pivot de la démonstration controversée et des différents films télés qui s’en sont suivis.

C’est donc le 19 octobre que Monsieur Philippe Karsenty et Media-Ratings seront fixés sur leur sort. Toutefois on peut déjà penser que l’avis du procureur sera suivi. Néanmoins, ce n’est pas en portant plainte à tout bout de champs pour diffamation que France 2 réussira à regagner sa crédibilité en matière d’information, France 2 qui à part cette plainte, n’a absolument pas communiqué sauf pour menacer de procès quiconque oserait avoir un autre avis. Et la liberté d’expression !

Contact : SNPCA-CGC - Pièce V139- 7, Esplanade Henri de France 75907 PARIS cedex 15.

Tél : 01 56 22 56 83 - Fax : 01 56 22 37 26 - E-Mail : http://www.chez.com/media2000

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